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EN CE TEMPS-LÀ, FACHES-THUMESNIL

Association Culturelle et Historique de Faches-Thumesnil.
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QUI SE SOUVIENT DE LA CONSCRIPTION ?
Bien entendu, tous les Messieurs d'un âge … un peu certain, dirons-nous. J'en garde, quant à moi, un souvenir tout à fait particulier. Petite Normande, orpheline, je suis arrivée dans le Nord à six ans, en 1937, recueillie par mon frère aîné. Ses charmant ...

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LES VITRAUX DE L’EGLISE SAINTE MARGUERITE DE FACHES
Si on ne sait pas très bien dire de quand date l’église de Faches, un document de 1104 parle d’un village nommé « FACIS » au sein duquel se trouve implanté un lieu de culte. En 1772, des travaux importants ont été faits pour augmenter la surface laissée ...

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Mais cette fois nous avons attiré le ciel à nous …

Il est intéressant de compléter cet article par un autre élément relevé par une ancienne adhérente de notre association, Mme Nicole Garcin, qui dans son ouvrage "Etude postale" paru en 1970 donne de nouveaux petits détails sur l’arrivée de ce chien sur les terres de Faches :

"Arrivés au dessus de la Salpêtrière (à la sortie de la place de Béthune), près de la porte Notre-Dame, ils laissèrent tomber le parachute qu’ils avoient emporté avec eux. Il descendit avec une telle lenteur que le vent le poussant dans la direction du ballon, il ne prit terre qu’à une lieue de Lille, entre l’église de Faches et le moulin de l’Arbrisseau. Un particulier de la ville, l’ayant suivi constamment, est arrivé dans le moment où un laboureur et quelques autres paysans le relevoient. Il le reporta en ville ainsi que le chien enfermé dans les cerceaux. Le même chien avoit servi pour les expériences des 19 et 21 et n’a éprouvé aucun accident. Quant à l’aérostat, on le suivit des yeux pendant quelques temps. On le vit entrer dans un nuage à 11 heures et 58 minutes …. "

Et le vol de Jean Pierre Blanchard va se poursuivre sur une distance approximative de 380 kilomètres, survolant, comme vous pouvez le voir sur la carte illustrant cet article, le Nord, le Pas de Calais, la Somme, l’Oise, l’Aisne, les Ardennes pour enfin se poser à Servon dans la Marne. Bel exploit me direz-vous. 380 kilomètres en sept heures, soit une moyenne d’environ 55 km/h. Pour cette époque là, connaissez-vous un moyen de locomotion capable de tenir le 55 km/h durant sept heures ? Même un cheval n’aurait pu le faire. Le 26 août 1785, on a frôlé le record de vitesse …

Le trajet en plan, comme aujourd’hui on pourrait dire « par la route ». Descente vers le sud jusqu’aux environ de Crépy, le changement de sens du vent fait remonter l’aérostat jusque Charleville et de nouveau un changement de vent le fait redescendre sur Servon, près de Sainte Ménéhoulde