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EN CE TEMPS-LÀ, FACHES-THUMESNIL

Association Culturelle et Historique de Faches-Thumesnil.
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Mais cette fois nous avons attiré le ciel à nous …

Cette fois le trajet dans l’espace. Toutes les altitudes principales sont marquées ainsi que les événements.

  • Chute du chien à 1872 pieds (475 mètres) avec atterrissage à Faches,
  • Déjeuner à 4212 pieds (1070 mètres)
  • Traversée d’un nuage nauséabond
  • Dîner un peu plus tard,
  • Lettre jetée aux environ de 6500 pieds (1650 mètres),
  • Descente rapide puis délestage d’où une remontée à 13104 pieds (3330 mètres) au dessus d’une rotonde de nuages,
  • Le voyage a été très éprouvant pour les deux aéronautes avec des chutes de température importante (gelées jusque moins 4°) de ce fait L’Espinard s’endort durant ½ heure,

En raison de très mauvaises conditions météorologiques allant jusqu’à l’orage, de l’heure qui avançait (18 h), de la future traversée d’une foret dont ils ne voyaient pas le bout, il décident de clôturer ce vol mémorable, alors qu’il leur restait encore beaucoup de lest. ….

Pour terminer avec cette arrivée inattendue à Faches, nous nous devons de parler du parachute en lui-même.

Le document ci-joint nous montre une autre création de Jean Pierre Blanchard, le ballon annexe soutient le parachute fermé, l’ensemble est placé sur le côté de l’aérostat. Il suffisait de couper le cordon intermédiaire pour que le parachute descende.

Gaston Tissandier, rédacteur en chef de la revue des sciences "La Nature", dans un article daté du 12 novembre 1892 intitulé "Histoire du parachute" donne un avis différent de celui trouvé dans "Lille et la région du Nord en 1909" : "Le nom de Blanchard doit être inscrit à côté de celui de Garnerin dans l’histoire des inventeurs du parachute, mais, comme nous l’avons vu précédemment, c’est Garnerin qui, le premier, osa se confier lui-même au parachute, et nous avons raconté la mémorable expérience du 22 octobre 1797."

Jean-Luc CHARLES.