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EN CE TEMPS-LÀ, FACHES-THUMESNIL

Association Culturelle et Historique de Faches-Thumesnil.
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L’explosion des Dix-huit Ponts


« Visite du Prince Rupprecht de Bavière, commandant en chef de la sixième armée, au bastion des Dix-huit Ponts. Cette photographie a été faite deux mois avant l'explosion. Elle ne montre que dix arcades ; les autres se continuaient à gauche dans la même forme. Entre octobre 1914 et janvier 1916. »
Carte postale. Archives départ. du Nord, collection Carlos Bocquet.

« La poudrière dite des Dix-huit Ponts (parce qu'elle était composée de dix-huit immenses arches sur deux étages) était située dans le quartier populaire de Saint-Sauveur.

Son explosion dans la nuit du 10 au 11 janvier 1916 rasa toutes les usines textiles qui l'entouraient, qui firent écran heureusement, et plus de 700 maisons. Une centaine de personnes furent tuées et 400 blessés. On ignore le chiffre des Allemands qui périrent. Était-ce un accident dû à la mauvaise qualité de la poudre ? Ou une bombe lancée d'un avion anglais ou un obus de l'artillerie à longue portée britannique qui visaient les 500 tonnes de mélinite arrivées quelques jours plus tôt ? Ce fut bien sûr la thèse allemande. La force de la déflagration avait été telle que des vitres furent brisées à une vingtaine de kilomètres à la ronde. »

14-18 Le magazine de la Grande Guerre, n°2 de juin/juillet 2001 – T7118-2- Article de Jacques Jourquin « Lille occupée », pages 54 à 61

Des aviateurs allemands à Ronchin

« Le 6 janvier, le train de 500 tonnes de mélinite est déchargé et entreposé dans le bastion des 18 Ponts, à 400 mètres de la gare Saint-Sauveur.

Les 40 aviateurs allemands, basés à l’aérodrome de Ronchin, évacuent leur logement et les habitants du quartier, craignant d’autres bombardements anglais, se couchent tout habillés, afin de fuir rapidement. Certains déménagent car, outre la mélinite, la poudrière contient des milliers d’obus et même des boulets du siège de 1792. »

Les Mémoires du Cercle Amical des PTT, section Histoire (datant de 1987/1988, tome VII, pp. 25 à 60)


Carte postale de la collection de Francis De Clercq (Association Culturelle et Historique de Faches-Thumesnil)
« La rue de Trévise »